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Senteurs Secretes

Articles avec #le parfum et l'histoire



Dès le haut Moyen-Age beaucoup de monastères collectaient et cultivaient les simples, des plantes estimées pour leurs vertus curatives.

Lorsqu'ils remplacèrent dans leurs anciens élixirs le vin par l'eau ardente, ils furent en possession de produits plus fins, plus puissants. Ce sont les "eaux ardentes composées" obtenues par macération et distillation des fleurs, des feuilles, des racines des plantes aromatiques. Les usages de ces eaux restaient médicinales, mais la parfumerie alcoolique prenait date dès le XIVe siècle de ses premières
véritables eaux de senteurs.


On pense que c'est en 1370 qu'apparait l'eau de la reine de Hongrie, une eau distillée des sommitées fleuries du romarin. L'ancêtre de cette eau existait déjà dès le XIVe siècle sous forme de fleurs et de feuilles macérées dans une eau de vie à faible titre, sorte de teinture qu'Arnaud de Villeneuve assimilait dans le jargon alchimiste à "l'or potable".

Extrait du livre "Parfums et Senteurs du Grand Siècle" d'André Chauvière

Dans la gamme des eaux de senteurs élaborées suivant des recettes du XIVe siècle, Senteurs Secrètes vous propose :

La lavande, le thym, le romarin, la sauge, la rose de Damas, le chypre,
Basilicum Sanitatis.









Oeuvre de Jean-Julien Champagne

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Published by Daëna - - Le parfum et l'histoire




                                                                                                                                                                                                                         

                     Au Moyen-Age                 

                          A la Cour de Charles V             
 
            A la Cour des Ducs de Bourgogne      

                   A  Venise au XVIe siècle                 

              A la Cour du Roi Soleil            

                     A la Cour de Louis XV                   







L'usage du parfum est aussi vieux que le monde...

Denrée rare et précieuse, il était réservé à des fins religieuses et la Bible en fait déjà mention dans l'Ancien Testament.

Aujourd'hui, dans nos temps modernes, il est devenu un critère de mode et de séduction.

Je vous invite à découvrir la passionnante histoire des Eaux précieuses portées par les grands de ce monde 
dans des temps reculés...

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LE PARFUM AU XVIIème SIECLE

L'Eau d'Ange du Parfumeur Royal

Au temps des croisades et pour se protéger des mauvais vents de peste, les Cours italiennes avaient coutume de brûler dans des cassolettes des mélanges de résines des baumiers de l'Orient.

Avec l'apparition de l'alcool dès la fin du XIVe siècle, ces mélanges seront employés pour créer des eaux de senteurs.

L'Eau d'Ange, très populaire en Italie au XVIème siècle, deviendra avec les Médicis très répandue en France au XVIIe siècle.  


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LE PARFUM AU XVIIème SIECLE

L'Eau d'Ange du Parfumeur Royal

Au temps des croisades et pour se protéger des mauvais vents de peste, les Cours italiennes avaient coutume de brûler dans des cassolettes des mélanges de résines des baumiers de l'Orient.

Avec l'apparition de l'alcool dès la fin du XIVe siècle, ces mélanges seront employés pour créer des eaux de senteurs.

L'Eau d'Ange, très populaire en Italie au XVIème siècle, deviendra avec les Médicis très répandue en France au XVIIe siècle.  

 

 Cette composition dite du parfumeur royal, créée vers 1690, mariait les larmes de benjoin de Siam avec la résine de styrax, les épices des muscadiers et canneliers, en mélange avec les pétales de la rose de Provins. Le parfumeur d'alors complétait son eau d'ange le plus souvent avec l'ambre et le musc.

 

 

 

Cette eau de senteur, très appréciée, fut à la Cour de Louis XIV déclinée en beaucoup de variations, par exemple en Eau de Cordoue (avec eau de rose) ou en Eau de mille-fleurs (avec davantage de musc).

Simon Barbe, dans son traité du parfumeur royal notait en 1699 :

"Les eaux d'ange et de Cordoue sont de bonnes odeurs pour les mains et les mouchoirs, et on la peut augmenter encore, y versant dedans un filet d'essence d'ambre". 

 

 

LE PARFUM AU XVIIIème SIECLE

Les eaux fraîches à la Cour de Louis XV

L'Eau d'Ange aux Esprits

 

Une eau dite "aux esprits" désignait autrefois une eau élaborée avec une eau-de-vie, pour la distinguer d'une "eau simple" composée à partir d'une eau de rose, d'une eau de fleur d'oranger, d'une eau de myrte ou simplement à partir d'une eau de fontaine.

Cette eau aux esprits fut l'une des formes les plus exquises et les plus abouties parmi celles mises au goût du XVIIIe siècle.

Son architecture, héritée de la Renaissance, associait l'iris de Florence, le benjoin, le styrax et la douceur florale de la rose.

Cet accord ancien, formant déjà une entité parfumée, était enrichi d'un bois de santal, d'une essence de fleur de l'oranger (néroli), d'une quintessence d'orange de Portugal (orange douce) et fixé avec une trace d'ambre, de musc et de civette.

Cette eau d'ange de grand luxe, présente à la Cour de Louis XV, a atteint là, sa perfection.

Elle clôturait une longue suite de variations autour de ce très beau thème de "l'eau d'ange" alors qu'apparaissaient les premières eaux de Cologne.

 

 

L'Eau Mignonne

En cheminant à la découverte des eaux d'odeur de ce siècle, l'Eau Mignonne mérite une mention spéciale pour sa beauté.

Son bouquet, à la fois doux et subtil, demandait du parfumeur ou du distillateur deux attentions particulières :

* une sélection rigoureuse des composants

* un équilibre parfait des quantités mises en oeuvre.

L'Eau Mignonne fut une eau recherchée pour son accord fleuri, épicé, habilement fruité.

Elle se composait de rose muscade, de graine de basilic, d'iris de Florence, de graine de piment, de macis (muscade) et d'une quintessence de citron.

Une légère touche d'ambre harmonisait l'ensemble qui parvenait à sa "perfection" après quelques semaines.

 

 

L'Eau de Pucelle

Comme l'Eau Cordiale de Sieur Coladon ou l'Eau Divine, l'Eau de Pucelle était une "eau aux esprits" propre au distillateur pour sa confection.

Le plus souvent, elle était mise en sucre et servie comme une liqueur légère.

C'est une fine composition qui prenait son accord à partir de la baie de genièvre, de la semence d'angélique et de la fleur de l'oranger.

Elle rappelle quelque peu la note particulière au gin.

Comme la plupart des eaux composées dites "de grains", l'Eau de Pucelle développait avec le temps une délicate senteur ambrée, senteur devenant délicate saveur lors de sa mise en sirop.

Bien en mode durant la Régence, l'Eau de Pucelle est présentée ici dans sa version "eau d'odeur".

 

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LE PARFUM AU XVIIème SIECLE

L'Eau d'ange du Parfumerur Royal

Au temps des croisades et pour se protéger des mauvais vents de peste, les Cours italiennes avaient coutume de brûler dans des cassolettes des mélanges de résines des baumiers de l'Orient.
 


Avec l'apparition de l'alcool dès la fin du XIVe siècle, ces mélanges seront employés pour créer des eaux de senteurs.


L'Eau d'Ange, très populaire en Italie au XVIème siècle, deviendra avec les Médicis très répandue en France au XVIIe siècle. 
 
  

 

Cette composition dite du parfumeur royal, créée vers 1690, mariait les larmes de benjoin de Siam avec la résine de styrax, les épices des muscadiers et canneliers, en mélange avec les pétales de la rose de Provins. Le parfumeur d'alors complétait son eau d'ange le plus souvent avec l'ambre et le musc.

Cette eau de senteur, très appréciée, fut à la Cour de Louis XIV déclinée en beaucoup de variations, par exemple en Eau de Cordoue (avec eau de rose) ou en Eau de mille-fleurs (avec davantage de musc).

Simon Barbe, dans son traité du parfumeur royal notait en 1699 :

"Les eaux d'ange et de Cordoue sont de bonnes odeurs pour les mains et les mouchoirs, et on la peut augmenter encore, y versant dedans un filet d'essence d'ambre". 

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Boutique medievale fantastique de fioles et de parfums, présentée sous forme de contes sur fond d'histoire et d'hermétisme.

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